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d’Hist. Nat. et de Chimie. 257qu’elle en eft très-chargée. Cette difTolution ver-dit le firop de violettes; expofée au froid, elleperd fon air furabondant, mais fans que la raa-gnéfie s’en fépare, & elle relie en parfaite com-binaifon dans l’eau même glacée. Si l’on chauffeune difTolution de magnéfie avec furabondanced’acide, elle fe trouble & reprend une forte detranfparence lorfqu’on la laiiïe refroidir; ce phé-nomène fingulier nous offre, comme l’a très-biendit M. Butini, un genre nouveau dans les fels, dontle caraâère efl de fe difToudre en plus grandequantité dansl’eau froide que dans l’eau bouillan-te. Plus une difTolution gazeufe efl chargée de ma-gnéfie , plus vite elle fie trouble par la chaleur.Pour bien obferver le paffage de cette difTolutionde l’opacité à la tranfparence à l’aide du refroi-diffement, il faut prendre, fuivant le chimifîecité , une difTolution qui contienne deux grainspar once , & la faire chauffer jufqu’à foixantedegrés du thermomètre de Réaumur ; elle de-vient laiteufe, & toute la magnéfie, qui s’en pré-cipite par la chaleur, fe rediflbut par le froid.
Bergman avoit annoncé que la difTolution demagnéfie chargée d’acide craieux évaporée len-tement , donnoit des criflaux, les uns en grainstranfparens, les autres reffemblans à deux faif-ceaux de rayons qui divergent du même point.M. Butini a obfervé avec la plus grande exac-
Tome II, R