ïî’Hist. Nat. et ce Chimie. 24.5*
ïa forme criftalline, & fans être décompofé enaucune manière ; la liqueur retient en diffolu-tion le nitre calcaire. Il efl très-fingulier que-deux fels, qui féparés, ont allez, d’eau pourêtre dilTous parfaitementpréfentent dans leurmélange la précipitation & la crillallifation fu-Lite de l’un des deux. M. Dijonval penfe,comme nous l’avons déjà annoncé plus haut-,que cela dépend de la grande tendance du ni-tre calcaire pour s’unir à l’eau. Ce. fel pouvant,fuivant lui, abforber une plus grande quantitéd’eau que celle qui lui elt néceffaire pour êtretenu en diffokition, dès qu’on mêle, avec luiline diffolution de nitre de magnéfie , qui d’ail-leurs tend fortement à fe criftallifer, il s’empareauffi-tôt de l’eau de crillallifation de ce dernier,& alors le nitre de magnéfie n’étant plus équi-pondérable à la quantité d’eau qui le foutenoit,fe précipite fous fa forme crillalline. Cette ex-plication ne paroît pas lever pltvfieurs difficultésqu’il efl poffible de lui oppofer. Comment eneffet un fel , quelque diffoluble qu’il foit, &qnelque tendance qu’il ait pour fe combineravec l’eau,, peut-il s’emparer de l’eau de crifi-tallifation d’un autre fel, lorfqu’il elt.lui-mêiue.uni à une affez grande quantité d’eau pour êtretenu en diffolution ? Si l’on répond qu’il n’eltpas faturé d’eau, il exilte donc un point da-
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