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Tome Deuxieme (1786)
Entstehung
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231
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d’Hist. Nat. et de Chimie. 2318c la plupart des fpaths calcaires, font cellesde ces fubflances qui donnent la meilleurechaux. Cependant on fe fert plus communé-ment j fur-tout aux environs de Paris, d’uneefpèce de pierre calcaire dure, que l’on nommepierre à chaux. On arrange ces pierres dansune efpèce de four ou de tourelle, de manière,qu’elles forment une voûte ; on allume fouscette voûte un feu de fagots, que l’on conti-nue jufqu’à ce qu’il s’élève une flamme vive,fans fumée, à environ dix pieds au-deffus dufour, & jufqu’à ce que les pierres foient d’unegrande blancheur. On commence aujourd’huià fe fervir à Paris de charbon de terre pourla cuiiïon de la chaux.

Pour que la chaux foit bonne, elle doit êtredure, fonore, s’échauffer promptement & forte-ment avec l’eau, & donner une fumée épaifTe dansfon extinflion. Si elle n’a pas été alfez calcinée xelle efl moins fonore, & elle ne s’échauffe quepeu & lentement avec l’eau ; fi elle l’a été trop,elle efl à demi-vitrifiée ; elle rend , lorfqu’onla frappe, un fon trop clair; & elle ne peutplus s’unir facilement avec l’eau. Les chaufour-niers la nomment alors chaux brûlée. Nous neparlerons pas des ufages de la chaux,. parceque nous en avons traité dans l’hilloire de cettefubftance pure.

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