Druckschrift 
Tome Deuxieme (1786)
Entstehung
Seite
231
Einzelbild herunterladen
 

dHist. Nat. et de Chimie. 2318c la plupart des fpaths calcaires, font cellesde ces fubflances qui donnent la meilleurechaux. Cependant on fe fert plus communé-ment j fur-tout aux environs de Paris, duneefpèce de pierre calcaire dure, que lon nommepierre à chaux. On arrange ces pierres dansune efpèce de four ou de tourelle, de manière,quelles forment une voûte ; on allume fouscette voûte un feu de fagots, que lon conti-nue jufquà ce quil sélève une flamme vive,fans fumée, à environ dix pieds au-deffus dufour, & jufquà ce que les pierres foient dunegrande blancheur. On commence aujourdhuià fe fervir à Paris de charbon de terre pourla cuiiïon de la chaux.

Pour que la chaux foit bonne, elle doit êtredure, fonore, séchauffer promptement & forte-ment avec leau, & donner une fumée épaifTe dansfon extinflion. Si elle na pas été alfez calcinée xelle efl moins fonore, & elle ne séchauffe quepeu & lentement avec leau ; fi elle la été trop,elle efl à demi-vitrifiée ; elle rend , lorfquonla frappe, un fon trop clair; & elle ne peutplus sunir facilement avec leau. Les chaufour-niers la nomment alors chaux brûlée. Nous neparlerons pas des ufages de la chaux,. parceque nous en avons traité dans lhilloire de cettefubftance pure.

P iy