fc'ïïrsT. Nat. et de C>h'imïe. ï 93Le fel marin calcaire pur expofé à l’air, enattire promptement l’humidité, & tombe en-tièrement en deliquium. Il eft néce flaire de letenir dans un vaillent! bien bouché , fi l’on veutle conferver Tous fa forme criftalline.
Ce Tel efi très-di(Toluble dans l’eau , il ne faut•qu'environ une partie & demie de ce fluide froid,pour en diflbudre une de fel marin calcaire jl’eau chaude en diflout plus que fon poids. Enévaporant fa diflolution prefqu’en conflflancede firop , & en la laiiïant enfuité refroidir len-tement , on obtient des criftaux en prifines té-traèdres, de plufieurs pouces de longueur, &qui forment comme autant de rayons partansd’un centre commun ; nous ferons obferver quecette forme paroît être aflez confiante dans tousles fels calcaires. Si la liqueur efi trop évapo-rée , & fi elle refroidit trop promptement, ellefie prend en une mafle informe, un peu ai-guillée à fa furface.
'Une diflolution de fel marin calcaire évapo-rée jufqu’à ce qu’elle donne quarante-cinq de-grés à l’aréomètre dé M. Bamné , & expoféeau frais dans un flacon , dépofe des prifinestrès-réguliers & fouvent très-gros,
La terre pefante décompofe le fel marin cal-caire , parce , qu’elle a plus d’affinité avec l’acidemarin que n’en a la chaux , d’après les expé-Tome II, N