t 66 Élément
niacal craieux. ) II palTe aufii un peu d’humi-dité ; le réfidu cd du fel fébrifuge ou du felmarin fuivant l’alkali fixe qu’on a employé. Onretire par ce moyen , une quantité très-confiadérable de ce.fel , qui équivaut prefqueauxdeux tiers de fel ammoniac employé. Ce phé-nomène avoit fait penfer à M. Duhamel qu’ilpalToit un peu d’alkali fixe avec l’alkali vola-til. Il efl aifé de concevoir, depuis que les ex-périences modernes ont éclairé cette théorie,que c’efi à l’acide craieux de l’alkali fixe quis’eft reporté fur l’alkali volatil, qu’cft due laquantité confidérable de fel fublimé que l’onobtient. Cependant jufqu’à ces derniers teins,on avoit toujours regardé cet alkali volatil con-cret, comme le plus pur, & on lui avoit at-tribué la propriété de criftallifer, de faire effer-vefcence ave^ les acides, tandis que celui qu’onobtient par la chaux , & qui eft le véritablealkali volatil pur, paifoit pour un fel altéré,,& en partie décompofé. On doit apprécier,d’aprcs cela , combien les découvertes du doc-teur Black ont jeté de jour fur les matièresfuîmes ; & l’on ne peut s’empêcher de direqu’elles ont créé une chimie entièrement neuve.
Les ufages du fel ammoniac font fort éten-dus. Fn médecine, on l’emploie comme fon-- dam à l’intérieur, à la dofede quelques grains»
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