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jufqu’ici n’en ont pas davantage fur ce feî. Lors-que le tartre vitriolé, le fel de Glauber, lenitre ordinaire, le jitre rhomboïdal ou le felfébrifuge , fe trouvent diiïous dans la mêmeeau que le fel marin, chacune de ces matièresfalines criflallife à fa manière ; le fel marin eftun de ceux qui s’en fépare le premier pendantles progrès de l’évaporation, & il fe mêle avecun peu de tartre vitriolé & de fel fébrifuge ;mais le fel de Glauber & le nitre refient lesderniers en dilfolution & ne fe criftallifent quepar le refroidiflement. C’eft pour cela qu’enLorraine on prend l’eau mère des falines d’oùon a retiré le fel marin. On la met dans destonneaux , & on l’agite avec des bâtons pendantfon refroidiffement ; le fel de Glauber fe crif-tallife confufément & en petites aiguilles quireflemblent au vrai fel d’Epfom,
Les ufages du fel marin font fort étendus. Ï1eft employé , i°. dans la poterie, pour faire en-trer leur furface en fufion , & leur donner uneefpèce de couverte; a°. dans la verrerie pourblanchir 8c purifier le verre; 3 0 . dans la Docf-mafie ou dans l’efîai des mines, pour fervir defondant aux matières qui forment les fcories ,.pour faciliter la précipitation des métaux, 8cpour empêcher leur altération par l’air, en lesdéfendant du contaél de l’atmofphère.