Druckschrift 
Tome Deuxieme (1786)
Entstehung
Seite
106
Einzelbild herunterladen
 

to6 EtI KïN «

Le tartre vitriolé, le nitre ordinaire & le nitrerhomboïdal n’en ont pas davantage fur ce fel;lorfqu’ils font dillous dans la même eau, chacund’eux criflallife féparément .& à fa manière.

Le fel de Sylvius fe rencontre fréquemmentdans la nature, mais toujours en allez petitequantité. On le trouve dans les eaux de la mer& îles fontaines falées ; il exille , quoique rare-ment, dans les lieux où l’on rencontre le nitre;on le retrouve encore dans les cendres des vé-gétaux, & dans quelques humeurs animales. L’artpeut aullï le produire, i°. en combinant direc-tement l’acide marin avec l’alkali végétal; 2 °. endécompofant les Tels marins terreux, ammonia-caux ou métalliques par le même alkali; 3 0 . endécompofant le tartre vitriolé ou le nitre, parle moyen de l’acide marin, comme l’a démon-tré M. Cornette.

On employoit autrefois ce fel neutre comme'un excellent fébrifuge ; mais il ne pofsède cettepropriété que Sylvius lui a attribuée , qu’en faqualité de fel amer. On lui préfère aujourd’huile tartre vitriolé 8c le fel de Glauber.

Le fel fébrifuge n’eft pas d’ufage dans les arts;Ton goût défagrcable empêche qu’on ne s’enferve pour affaifonnement comme du fel marin;il a d’ailleurs toutes les propriétés chimiquesde ce dernier fel, dont il ne diffère que par