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Tome Deuxieme (1786)
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101
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D’H r s T. Nat. et de Chtmie. toi

facile. Si l’on partage une diflblution de nitrerhomboïdal chaude en deux portions, & fi l’onjette dans une d’elles de l’alkali fixe végétal cauf-tique, celle-ci dépofera pendant fon refroidif-fement. des criflaux prifmatiques de nitre ; tan-dis que la portion dans laquelle on n’aura pointmis d’alkali fixe végétal ne crifiallifera point;,parce que les criflaux de nitre rhomboïdal nefe forment que par l’évaporation lente.

L’acide vitriolique concentré verfé fur le nitrede fonde , en dégage l’acide nitreux avec effer-vefcence. Qn peut difliller ce mélange, & ob-tenir de l’efprit de nitre , comme avec le nitreordinaire. Les autres acides minéraux n’ont pasplus d’adion fur ce fel que fur le précédent*

Les fels. neutres déjà examinés , le tartre vi-triolé, le fel de Glauber 8c le nitre n’altèrent ertaucune manière le nitre cubique ; fif ces fels fontdiflbus dans la même eau, ils criflallifent fépare-ment , & chacun dans leur ordre ordinaire ;le nitre 8c le fel de Glauber par refroidiffement,le tartre vitriolé 8c le nitre de foude par l’éva-poration. Toutes ces propriétés démontrent quele nitre rhomboïdal ne diffère » du nitre ordi-naire que par fa forme, fa faveur, fa légèredéüquefcence, fa folubilité plus grande, fa pro-priété de crjftallifer par l’évaporation, 8c fur-toutfa décompofition par l’alkafifixe végétal cauflique*

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