d’Hist. Nat. et de Chimie. nlièrement brûlée ; 3 0 . parce que plus la quantité denitre efl grande relativement à celle du corpscombuffible, plus la combufiion de ce corps eflcomplète; q°. enfin parce que la détonnationdu nitre a lieu auiTi bien dans les vaifTeaux closqu’à l’air libre, ce qui ne peut fe, faire qu’à l’aidede l’air vital fourni par ce fel. Cette affertioncft entièrement démontrée par ce qui fe pafle. dans l’opération des cliflus de nitre, qui ne fontque des déformations de ce fel avec differentesmatières combuflibles dans des vaiffeaux fermés.Nous ne citerons ici que celle qui fe fait avecle charbon. On adapte deux ou trois ballonsenfilés à une corne de terre ou de fer, à la-quelle on a pratiqué dans la partie fupérieurfcune ouverture que l’on peut boucher avec uncouvercle. On fait chauffer ce vaiffeau & lorf-quefon fond eft rouge, on projette peu-à peule mélange de nitre & de charbon par la tu-bulure que l’on ferme promptement. Pendantla détonnation les ballons font remplis de va-peurs dont une partie fe condenfe en une liqueurfade nullement acide & fouveirt alkaline ; leréfidu n’elt que de l’alkali fixe craieux : l’acidenitreux ell donc détruit entièrement. Il fe pro-duit une grande quantité de gaz que j’ai recueillien adaptant à la partie fupérieure des ballons quiétoient tubulés dans cette région , ou une veffie
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