E L H M E N S
fient plus que de l’acide vitriolique. C’eft ainfrque la combinaifon de l’acide fulfureux avecl’aikali fixe végétal, qui eft connue fous le nomde fel fulfureux de Stahl, expofée à l’air,devient du véritable tartre vitriolé au bout d’uncertain teins.
D’après ces expériences, M. Lavoifier croit,1 °. que l’acide vitriolique eft un compofé defoufre & d’air vital ou principe oxigyne ;2 °. que lorfqu’on mêle avec cet acide un corpscombufiible qui a plus d’affinité avec l’air vitalque n’en a le foufre, ce corps s’empare del’air pur & décompofe l’acide ; 3 0 . que fi la ma-tière combufiible n’enlève point tout l’air pur,comme cela a lieu dans la plupart des diffolu-tions métalliques par l’huile de vitriol , ce n’eftpoint du foufre pur qui fe dégage , mais dugaz acide fulfureux; q°. que ce gaz tient le mi-lieu entre le foufre & l’acide vitriolique , & doitêtre regardé comme l’acide vitriolique moinsune certaine quantité d’air pur, ou comme dufoufre rendu foiblement acide par une portiond’air vital; il ne faut donc que lui enlever cetteportion d’air pour le faire pafier à l’état de véri-table foufre , comme cela a lieu vers la fin desdiffolutions métalliques par l’acide vitriolique, 8clorfque ces diffolutions font évaporées 8c forte-ment chauffées ; on conçoit auffi comment