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©’Hist. Nat. et de Chimie. 4#
â un froid de treize à quinze degrés au thermo-mètre de Réaumur, efl fufceptible de fe geler;que lorfqu’elle efl; étendue dans deux ou qua-tre parties d’eau, elle ne fe gèle plus ; que G âlorfqu’elle efl gelée, on la laifle toujours ex-pofée à l’air, elle devient fluide, quoique lefroid foit plus confidérable que celui auquel ellefe gèle. Ce dernier phénomène efl dû à l’eauqu’elle abforbe de l’atmofphère, & avec laquelleellç s’unit en produilant une chaleur qui s’op-pofe à fa congélation.
L’huile de vitriol s’unit à l’eau avec tous les.phénomènes qui annoncent une pénétration fu-bite & une combinaifon intime. Il fe produitune chaleur vive, une efpèce de fifflementjilfe dégage une odeur grade particulière. L’acidenoyé dans l’eau a perdu beaucoup de fa faveur;fa fluidité efl beaucoup plus confidérable : ilporte alors le nom d’efprit de vitriol ; on peuten le chauffant volatilifer l’eau qui l’affoiblit& le faire repaTer par la concentration à l’étatd’huile de vitriol.
Cet acide n’a point d’action fur les terresquartzeufes; pas même fur celles qui ont étéfondues avec les alkalis fixes ; il fe combine avecl’argile, la terre pefante, la magnéfie, la chaux& les alkalis. Il forme dans ces combinaifonsl’alun, le fpath pefant, le fel d’Epfom, la
Tome II. D