d’Hist. Nat. et de Chimie. 3$#
fournir peur éclairer cette grande théorie ; maisdepuis qu’à cette brillante époque de la chimie,il en a fuccédé une plus brillante encore parla multiplicité des expériences, & par la gran-deur des découvertes fur l’influence de l’air danstous les phénomènes de la chimie, la théoriedes matières falines de Stahl que l’on trouvefi clairement expofée dans les ouvrages de Mac*quer ne fuffit plus pour bien concevoir la na-ture & la compofition des fels. On ne fe con-tente plus de ces analogies éloignées qui raf-fembloient les faits les plus difparates , & quine laifToient appercevoir que des lueurs trom-peufes ; enfin, l’on aime mieux convenir qu’onignore, que d’avancer des théories hafardées,tôt ou tard démenties par l’expérience.
Quoique la nature chimique des matières fali-nes ne foit pas encore entièrement connue, &que les faits s’oppefent à ce qu’on admetteun feulprincipe falîn pour la bafe & l’origine de tousles autres fels, comme plufieurs favans du pre*mier ordre l’avoîent penfé ; on a cependant unpeu plus de lumières qu’autrefois fur les prin-cipes qui entrent dans la compofition de cesfubftances fi multipliées & fi fingulières. Onlait qu’elles contiennent pour la plupart unetrès grande quantité d’air vital, & que ce fluidey eft fixé à une matière combuftible d’aflÇ
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