Jpo E L Ê M E N S
nature diverfe fuivant les diflérens feîs. Cettecompofition efl trcs-bien démontrée pour pltt-fieurs acides, & une forte analogie indique qu’ilen efl à-peu-près de même pour les alkalis. L’eauparoît être aufïi un des principes immédiats desfels, & peut-être eft-ellela caufe de leur fortetendance pour s’unir à ce fluide. Quant à la ma-tière du feu que de très-grands chimifles ontadmife dans les fels, il y a trop d’incertitudeaujourd’hui fur la nature & fur l’exiftence decette matière, pour qu’on puiiïe adopter en-core une opinion à cet égard. Enfin aucuneexpérience pofitive ne démontre la préfenced’une terre dans ces fels ; on fait feulementque tous ceux que la nature préfente font mê-lés à une quantité plus ou moins grande de di-verfes fubflances terreufes; mais celles-ci neleur appartiennent point, elles n’entrent point àproprement parler dans leur compofition, &elles n’y font pour ainfi dire qu’accefToires. On) ne connoît donc aujourd’hui comme principesdes matières falines en général, que plufieurscorps combufiibles & l’air pur; on fait quece font pour la plupart des refidus de corpsbrûlés, & qu’elles peuvent contenir des pro-portions différentes de ces deux corps, de fortequ’elles font dans des états fort diflérens fuivant1| quantité de ces matières conflituantes. Tout