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Tome Premier (1786)
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382
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étoient très-caufliques, & que dune autre le#fels qui ont cette propriété ont la plupart étéchauffes fortement pour lacquérir, attribua lacaullicité aux particules de feu nichées dans lescorps. M. Eaumé a adopté entièrement cette opi-nion. Meyer apothicaire dOfnabruck, a fait desrecherches fuivies fur les fels caulliques, & aimaginé un fyftême brillant, auquel plufieurschimiffes ont été fort attachés, mais qui a per-du aujourdhui toute la confiance quil sétoitdabord acquife. Ce favant attribuoit la caullicitéà un principe quil regardoit comme compofédu feu & dun acide particulier ; il le nommoitcauflicum ou acidum pingue , daprès les an-ciens chimiffes. Il en fuivit la marche & lescombinaifons , comme Stahl la fait pour lephlogiffique ; mais ce fyftême a le même dé-faut que celui de Stahl, ceft que Meyer napas mieux démontré la préfence de fon cauf-ticum , que Stahl na prouvé celle du phkngiftique. Le doâeur Black en faifant des recher-'ches fur les mêmes matières que Meyer , aporté le plus grand coup à fa doétrine, en dé-montrant à la rigueur, que la caullicité de lachaux & des alkalis, loin dêtre due à laddi-tion dun principe acide gras comme le pen-;foit Meyer, provient au contraire de la fouf-îraélion dun fluide élaftique dont il fera que£*