d’Hist. Nat. et de Chimie.
tion plus bas fous le nom d’acide craieux.
Macquer eft fans contredit le chimifte quis’eft occupé avec le plus de fuccès de la caufede la caufticité ; la dodrine qu’il a expoféefur cet objet dans fon Didionnaire de Chimie,eft fi claire & appuyée de faits fi concluans,qu’il eft impoiïible de ne point embrafter fonopinion. Après avoir remarqué que les corpscaufliques détruifent & corrodent nos organes,en fe combinant avec les principes qui les conf-tituent, il obferve qu’à mefure que cette com-binaifon a lieu, le cauftique perd peu à peufa force, & que celle-ci devient abfolumencnulle, lorfque le corps très-fapide a diiïous toutela matière animale qu’il pouvoit diffoudre : c’effainfi que la pierre à cautère ou l’alkali fixepur, lapis caujlicus, ronge 8c corrode la peaufur laquelle on l’applique, & perd fa force cor-rofive & diiïolvante , lorfqu’il a celle d’agïcfur cet organe. C’eft donc de la tendance à lacombinaifon que dépend la caufticité, & l’énergiede cette force agiiïant fur nos organes , n’eftquele réfultat de la combinaifon du cauftique avecla matière conftituante de ces mêmes organes ;de même un corps cauftique perd fa vertu enfe combinant dans nos laboratoires avec unefubftance quelconque à laquelle il tend forte-aient à s’unir, 8c en un mot la caufticité eïî