d’Hist. Nat. et de Chimie. 38s!tiques beaucoup plus forts les uns que les au-tres ; il y en a qui rongent & détruifent fur-'le-champ les parties organiques, tandis qued’autres demandent beaucoup de tems pour lesdéforganifer. Il en eft de même des fels amers,aftringens ou urineux, & de ceux dont la fa-veur n’agit que fur les nerfs de l’eftomac. Enfécond lieu, en réfléchiflant fur les nuances deces diverfes faveurs, on eft naturellement portéà croire qu’elles ne font que difîerens degrés lesunes des autres , & que depuis lefel le plus cauGtique , jufqu’à celui qui n’agit que fiir la membra*ne molle & fenfible de l’eftomac, c’eft tou-jours la même propriété tèrs-énergique & ex-trême dans l’un, & très-affoiblie & à peine per-ceptible dans l’autre. Cette réflexion fernbleindiquer que toutes ces faveurs dépendent ab-folument de la même caufe & partent du mêmeprincipe.
Pour rechercher quelle eft la caufe de la fa-veur , nous ne pouvons mieux faire que deconfidérer celle qui eft la plus forte de tou-tes , afin de pouvoir en mieux faifir les phé-nomènes , & en concevoir mieux l’adion. C’eftdonc de la caufticité que nous devons nous oc-cuper. Cette propriété a de tout tems été l’ob-jet des conjedures des chimiftes. Lemery ob-fervant d ? une part que les corps très-chauds