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Tome Premier (1786)
Entstehung
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381
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dHist. Nat. et de Chimie. 38s!tiques beaucoup plus forts les uns que les au-tres ; il y en a qui rongent & détruifent fur-'le-champ les parties organiques, tandis quedautres demandent beaucoup de tems pour lesdéforganifer. Il en eft de même des fels amers,aftringens ou urineux, & de ceux dont la fa-veur nagit que fur les nerfs de leftomac. Enfécond lieu, en réfléchiflant fur les nuances deces diverfes faveurs, on eft naturellement portéà croire quelles ne font que difîerens degrés lesunes des autres , & que depuis lefel le plus cauGtique , jufquà celui qui nagit que fiir la membra*ne molle & fenfible de leftomac, ceft tou-jours la même propriété tèrs-énergique & ex-trême dans lun, & très-affoiblie & à peine per-ceptible dans lautre. Cette réflexion fernbleindiquer que toutes ces faveurs dépendent ab-folument de la même caufe & partent du mêmeprincipe.

Pour rechercher quelle eft la caufe de la fa-veur , nous ne pouvons mieux faire que deconfidérer celle qui eft la plus forte de tou-tes , afin de pouvoir en mieux faifir les phé-nomènes , & en concevoir mieux ladion. Ceftdonc de la caufticité que nous devons nous oc-cuper. Cette propriété a de tout tems été lob-jet des conjedures des chimiftes. Lemery ob-fervant d ? une part que les corps très-chauds