d’Hist. Nat. et de Chimie. 377
alkalis. D’autres, fans avoir une force de com-binaifon auffi vive, ne Iailfent pas que de s’unirà plufieurs corps j enfin il en eft chez lefquelscette force n’ell que très-peu de chofe, &quifemblent n’en avoir prefque pas davantage queles matières terreufes ; mais ce peu de tendanceà la combinaifon, ne dépend le plus fouventdans ces derniers, que de ce qu’elle eft déjàen grande partie fatisfaite, comme on peut l’ob-ferver dans beaucoup de fels neutres. On nefera donc point étonné, d’après cette propriétédes fels, de ne les rencontrer prefque jamaispurs & ifolés dans l’intérieur de la terre.
§. 11. De la faveur confidérée comme caraüèrcdes fubfances Jalines.
La faveur a été jufqu’aujourd’hui regardéecomme tellement propre aux fubftances fali-nés, que plufieurs philofophes ont cru que cesfubftances étoient les feules fapides, & le prin-cipe de toutes les faveurs. Quoique cette opi-nion- ne foit pas entièrement démontrée , puiPque beaucoup de corps qui ne font nulle-ment falins comme les métaux, ont une faveurmarquée 3 quoique l’on puifte lui oppofer quel-ques matières falines qui n’ont prefqueaucune fa-veurj, on ne peut cependant difconvenir que c’eftdans plufieurs dç ces fubftances que l’on trouve