Eiïhins
connoître & les diflinguer par-tout où l’analyfechimique les offrira enfemble ou féparément.
Il y a long-tems que les chimiftes ont ad-mis pkifieurs efpèces de matières terreufes ; maisleurs premières divifions font vicieufes à beau-coup d’égards, parce que les caraâères d’aprèsïefquels on les avoit établies, n’étoient ni affezcertains, ni affez nombreux. Telle etd, par exem-ple , celle qui reconnoît des terres minérales,végétales & animales ; en effet, quoique lesréfidus fixes que l’on obtient dans les dernièfesanalyfes des matières organiques, après avoir fait! i leffive de leurs cendres, foient pour la plupartîans odeur , fans faveur, indiffolubles & fecs, cespropriétés ne font point fuffifantes pour les ran-ger au nombre des terres, puifqu’ils n’en ont niInaltérabilité, ni l’infufibilité, ni la [implicite. Taiibftatice qui fait la bafe sèche & folide des os• lesanimaux, & qu’on a encore appelée terre,icaufe de fa fécheretîe, de fon infipidité &■le fon indidblubilité, a été reconnue depuisquelques années, pour une vraie matière fali-Oe, comme nous le dirons en détail à l’hifioirechimique du règne animal; & l’on peut conjec-turer avec beaucoup de vraifemblance que lesparties infipides & infolubles qui relient aprèsles dernières analyfes des fubftances organiques,font de la même nature que- la matière offeu-