d’Hist. Nat. et de Chimie. 22^
chimie fournit pour en connoître la nature , ons’eft apperçu qu’elles differoient beaucoup en-tr’elles, & qu’on ne pouvoit -point les défignerfous la même dénomination.
Beccher avoit admis trois efpèces de terre,comme nous l’avons vu en parlant des prin-cipes 9 la terre vitritiable, la terre inflammable &la terre mercurielle. Stahl n’a regardé commevrai principe terreux que la première de cestrois terres, •& M. Manquer penfe avec Stahl,que la terre vitrifiable eft celle que l’on doireonlidérer comme la plus pure & la plus élé-mentaire.
Pour favoir quel parti nous devons prendre?fur cet objet, confidérons d’abord en détailquelles font les propriétés que tous les chimiftess’accordent à donner à l’élément terreux. Nousen trouvons fix qu’on a déiignées comme au-!tant de caradères diflindifs propres à le fairereconnoître , (avoir, la pefanteur, la dureté,l’infipidité, la fixité, l’infufibilité , & l’inalté-rabilité. Mais toutes ces propriétés fe rencon-trent également dans la terre du quartz, ducriflal de roche, des pierres vitrifiables en gé-néral , ainfi que dans celle des argiles, des glai-fes. Si donc plufieurs matières, très-différen-tes les unes des autres, ont toutes les proprié-tés attribuées en général à l’élément terreux i
Tome i, P