ïj’Hist. Nat. et ns Chimie, srj
par les liqueurs appelées réadifs, tels que l’ai-jtali fixe diftbus ou l’huile de tartre, & les dif-folutions de mercure & d’argent par l’acide ni-treux , elle ne fe trouble point, ou au moinsne fe trouble que d’une manière prefqu’infen-fible. Enfin elle pa!Te facilement dans l’efto-mac Sc les intellins, & elle favorife la digefiiondes alimens. On trouve toutes ces propriétésréunies dans une eau de fource ou de rivièrequi fe filtre ou qui coule à travers le fable, quieft agitée d’un mouvement continuel, & danslaquelle il ne fe pourrit point une grande quan-tité de matières végétales 8c animales. Il fautencore qu’il n’y ait point d’égouts qui fe jettentdans le voifinage, qu’on n’en rallentiffe pas lecours par des obflacles ou un trop grand nom-bre de faignées, qu’on ne l’altère pas par lerouillage de chanvre , les leffives favoneufes ,&c. &c. Au contraire , une eau qui féjournefans mouvement dans des cavités fouterreines,qui vient d’un terrein calcaire ou gypfeux, quin’a point de courans réels, qui nourrit beau-coup de plantes & d’infedes , qui n’a quepeu de profondeur, 8c qui a pour fond unevafe mobile 8c des végétaux pourris, préfentetous les caraélères contraires ; la faveur eft fadeou même nauféabonde ; elle a une odeur deRioifi ou légèrement putride y elle eft fouvent
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