d’Hist. Nat. et de Chimie. 203}
l’avoient remarqué, & comme M. de Lama-non vient de le confirmer à une hauteur deplus de 1800 toifes fur le niveau de la mer.Lorfque l’on fouflrait le poids de l’atmofphèredans la machine pneumatique, on voit bien-tôt l’eau t échauftée auparavant à 40 degrés ,bouillir avlc beaucoup de force & fe réduireen vapeurs.
Enfin, une troifième circonflance qui influefur l’ébullition de l’eau , outre la chaleur 6 cle poids de Patmofphère , c’efi l’état de l’airplus ou moins fec ou chargé d’humidité ; maiscette propriété étant entièrement chimique ,nous nous en occuperons dans le fécond pa-ragraphe.
6°. Si l’on chauffe de l’eau dans des vaif-feaux fermés & dans un appareil propre à enrecueillir les vapeurs , ces dernières condenfées& raffemblées dans un récipient, forment l’eaudiflillée. C’eft un moyen de l’obtenir pure &fcparée des matières terreufes 6 c falines qui l’al-tèrent prefque toujours, & qui relient enfuiteau fond du vaiffeau. Les chimifles qui ont fanscefTe befoin d’eau très-pure pour leurs expérien-ces , fe fervent de la diflillation pour fe la pro-curer. Us mettent de l’eau de rivière ou depuits dans une cucurbite de cuivre étamée ; ilsrecouvrent ce vaiffeau d’un chapiteau muni de