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confidérable, & plus l’eau éprouve de réfifctance, lorfqu’elle tend à fe volatilifer; à me-fure qu’elle diminue, l’eau étant moins com-primée , fe raréfie avec plus de facilité. Telleeft la caufe de l’obfervation de Fahrenheit,qui a découvert que l’eau bouillante ne mar-quoit pas toujours la même température authermomètre. Il faudroit donc confulter l’élé-vation du mercure dans le baromètre, pourconnoître avec plus de précifion le degré dechaleur de l’eau bouillante, & on trouverait unrapport entre la marche du thermomètre &celle du baromètre relativement à ce phéno-mène.
Cette influence de la pefanteur de l’air furla raréfaélion & l’ébullition de l’eau, doit fpé-cialement avoir lieu à différentes hauteurs del’atmofphère. Ainfi, il efl vrai de dire quel’eau , toutes chofes d’ailleurs égales , doitbouillir plus facilement, & à un moindre de-gré de chaleur fur les montagnes , que dansles vallées & dans les plaines. Tous les flui-des fe raréfient très - promptement à de gran-des hauteurs; c’eft pour cela que les liqueurstrès - évaporables & très - volatiles , commel’efprit - de - vin , l’éther, l’alkali volatil, per-dent la plus grande partie de leur force furles hautes montagnes, comme lesphyficicns
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