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Tome Premier (1786)
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204
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confidérable, & plus leau éprouve de réfifctance, lorfquelle tend à fe volatilifer; à me-fure quelle diminue, leau étant moins com-primée , fe raréfie avec plus de facilité. Telleeft la caufe de lobfervation de Fahrenheit,qui a découvert que leau bouillante ne mar-quoit pas toujours la même température authermomètre. Il faudroit donc confulter lélé-vation du mercure dans le baromètre, pourconnoître avec plus de précifion le degré dechaleur de leau bouillante, & on trouverait unrapport entre la marche du thermomètre &celle du baromètre relativement à ce phéno-mène.

Cette influence de la pefanteur de lair furla raréfaélion & lébullition de leau, doit fpé-cialement avoir lieu à différentes hauteurs delatmofphère. Ainfi, il efl vrai de dire queleau , toutes chofes dailleurs égales , doitbouillir plus facilement, & à un moindre de-gré de chaleur fur les montagnes , que dansles vallées & dans les plaines. Tous les flui-des fe raréfient très - promptement à de gran-des hauteurs; ceft pour cela que les liqueurstrès - évaporables & très - volatiles , commelefprit - de - vin , léther, lalkali volatil, per-dent la plus grande partie de leur force furles hautes montagnes, comme lesphyficicns

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