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Tome Premier (1786)
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203
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dHist. Nat. et de Chimie, zof

daprès cela quon la nommée le grand diffol-vant de la nature. En effet, elle sunit à un très-grand nombre de corps, & elle favorife mêmefingulièrement leur combinaifon réciproque.

4°. Elle paroît ne point sunir avec la lu-mière qui ne fait que la traverfer. On faitque cette dernière fe rapproche de la perpen-diculaire , par les réfractions quelle éprouveen paffant dans leau.

y°. La chaleur la dilate & la met dans létatde gaz. Ceil ce paflage de létat liquide à celuide fluide aériforme qui conftitue fon ébullition.

Ce phénomène dépend de ce quune partie deleau ayant pris la forme de fluide élaflique,devient infoluble dans celle qui neft que liquide,

& dont la chaleur ne permet pas à la premièredy relier dilfoute & de faire corps avec ellejchaque bulle part du fond du vailfeau lonfait chauffer leau,, & vient crever à fa fur-face , pour fe répandre dans latmofphère quila dilfout à mefure. Nous avons expliqué forten détail la caufe de lébullition dans les-

nioires de Chimie que nous avons publiés cetteannee. Voy. Me'm. & Obferv. de Chitn. Paris ,Cachet-, i 7 84 , pag. 334.

La pefanteur de lair influe fingulièrement furlébullition de leau. Elle oppofe un obllacle àfe dilatation & à fa vaporifation ; plus elle ell