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i°. Lorfqu’elle s’eft formée lentement, elleoffre des aiguilles qui fe joignent fous un an-gle de foixante ou cent-vingt degrés, fuivantl’obfervation de M. de Mairan; quelquefois ellepréfente même une criflallifation régulière quel’on peut déterminer. M. Pelletier, élève de M.d’Arcet, & membre du collège de pharmacie , atrouvé dans un morceau de glace fiftuleux, descriflaux en prifmes quadrangulaires applatis,terminés par deux fommets dièdres , maisavec beaucoup de variétés. Si au contraire l’eaufe gèle fubitement & en grande maiïe, elle neforme qu’un folide irrégulier, comme cela alieu dans les diffolutions falines trop rappro-chées & refroidies trop promptement.
2 °. Sa folidité eft telle qu’on peut la réduireer. pouffière & qu’elle eft emportée par le vent.Dans les pays très-froids la glace eft fi dure ,qu’on la taille comme des pierres, 8c qu’onen confirait des édifices. On allure même qu’ona creufé des canons de glace, 8c qu’on les achargés de poudre, 8c tirés plufieurs fois avantqu’ils fe fondiflent.
3°. Son élafticité eft très-forte & beaucoupplus marquée que celle de l’eau fluide. Toutle monde fait qu’une bille de glace jettée furun plan folide, bondit auffi bien que tous leacorps durs.