d’Hist. Nat. et de Chimie. 201
'4 0 . Elle a une faveur très-vive & voifine dela caufticité. L’impreiïion de la glace appliquéefur la peau, eft connue de tous les hommes.Les médecins l’emploient comme tonique, dif-.culîive, &c.
5 0 . Elle a moins de pefanteur que l’eau fluidequ’elle fumage. Ce phénomène paroît dépen-dre de la grande quantité d’air interpofé qu’ellecontient. Au relie, beaucoup de corps con-crefcibles par le froid, & fufibles par la cha-leur, jouiflent de cette propriété; on l’obfervedans le beurre, les grailfes, la cire, &c.
6°. Sa tranfparence eft troublée par des bul-les d’air, au moins dans les malles de glacequi font informes & non criftallifées. On peuts’en convaincre en examinant avec attention unmorceau de glace; & en perçant fous de l’eaufluide les cavités que l’œil y apperçoit, on voitl’air fortir en bulles très-fenfibles.
7°. Elle fe fond à quelques degrés au-def-fus de o ; dès que la température à laquelleou expofe de la glace eft au-deflus de o duthermomètre de Réaumur, elle fe fond peu apeu de fa furface à fon centre.
8°. En paflant de l’état folide à l’état liquide,elle produit du froid dans l’atmofphère environ-nante. Les chimifles modernes penfent qu’elleübforbe de la chaleur en fe fondant, & que