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Tome Premier (1786)
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186
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ïS5 Elément

fuie, une autre sefl répandue dans Iatmofphè-re , sy efl condenfée en eau, ou y a dépofédes fluides élafliques de différente nature. Cefldonc une vérité chimique confiante , que laug-mentation de pefanteur qui a lieu dans tousles corps combuflibles qui brûlent.

Lexplication de cette augmentation de poidsappartient entièrement à un fécond phénomènede la combuflion, quil faut examiner dans leplus grand détail. La combuflion ne peut jamaisavoir lieu fans le concours de lair, & elle nefe fait jamais quen raifon de la quantité èc de3a pureté de ce fluide. Cette néceflïté abfoîuede lair dans la combuflion, a frappé les phy-ficiens depuis Boyle & Haies, & chacun deuxa propofé fon opinion fur ce fujet. Boerhaavecroyoit que cétoit en sappliquant à la furfacedes corps combuflibles, & en diflequant, pourainfi dire, ces corps molécles à molécules, quelair favorifoit la combuflion. On ne conçoitpas, dans cette hypothèfe , pourquoi le mêmeair ne peut pas toujours fervir à la combuflion.M. de Morveau a cru que ce dernier phénomènedépendoit de la trop grande raréfaction de lair,Sc quen raifon de lélaflicité énoncée quil ac-quéroit par la chaleur , il comprimoit tropfortement les corps enflammés, & en arrêtoitla combuflion ; mais il donnoit cette explication

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