d’Hist. Nat. et de Chimie. 18/qui refle fixe après une combuflion, n’eft pasle feul l'éfidu du corps combuflible, & quetous ceux de ces derniers qui font volatils fechangent par la combuftion en fluides élafliquesqui s’échappent & fe perdent dans Patmofphère;de forte que, fi on ne comptoit pour leurréfidu que ce qui refle dans le lieu ou dansle vaiiïeau qui les contenoit pendant leur com-buftion , ils paroîtroient n’en avoir aucun & êtreentièrement anéantis, ce qui eft impoflible. C’eftainfi que l’efprit-de-vin & l’éther brûlent fanslaiffer de trace dans les vaifleaux où ils étoientcontenus ; mais la matière dans laquelle ils fefont changés par leur combuflion , eft vola-tilifée & répandue dans Patmofphère. Si l’ortemploie un moyeu capable de raflembler ceproduit , on trouve bientôt qu’il a plus depefanteur que le corps combuflible n’en avoit.Ainfi, en brûlant fous une cheminée adap-tée à un ferpentin, feize onces d’efprit-de-vin très-fec & très - reétifié , M. de Lavoi-fier a obtenu dix-huit onces d’eau pour réfidu.Il en fera fans doute de même des huiles, desréfines, &c. Ainfi la cendre qui refle après lacombuflion du bois, n’eft pas le véritable ré-fidu de la matière combuflible des végétaux.Ce réfidu s’eft dilTipé dans Pair, une partie quin’a point été entièrement brûlée, conftitue la
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