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grand nombre de différences entre tous les corpscombuflibles; les uns brûlent vivement avecune flamme brillante comme les huiles , lesbois, les réfines, les bitumes, &c. d’autress’embrafent fans flamme bien fenfible, commeplufieurs métaux & les charbons bien faits ;quelques-uns fe confument par un mouvementlent, peu apparent & fans s’embrafer fenfible-inent, mais toujours avec chaleur, comme onl’obferve dans quelques matières métalliques*La combuflion dans tous, ces cas a égalementlieu; le corps qui a brûlé ne peut plus s’en-flammer de nouveau, & on lui donne le nomgénérique de cendre , de charbon, ou de chauxfuivant fa nature. Ce réfidu de la combuflionefl prefque toujours manifeflement plus pefantqu’il n’étoit avant d’être brûlé, & cela a lieupour tous les corps combuflibles fixes : tousceux au contraire dont la matière inflamma-ble efl volatile , s’enflamment avec plus derapidité que les premiers, & leur réfidu fixea perdu la plus grande partie de fon poids;telles font les huiles, &c. Mais cette diftinâionn’exifle véritablement qu’en apparence , car iln’y a pas de corps combuflibles dont les réfi-dus ne foient plus pefans qu'ils ne l’étoient avantleur combuflion. Pour bien concevoir cette im-portante vérité, il faut faire attention que ce
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