d’Hist. Nat. et de Chimie. 183
premiers phyficiens regardoient ces fluides' comme de l’air; mais M. Prieftley a trouvé- plufieurs corps qui ont les propriétés phyfiquesde cet élément, & qui cependant en diffèrentà beaucoup d’égards. Il eft donc néceffaire ac-tuellement d’avoir recours à d’autres caradèresou à d’autres qualités, pour reconnoître l’aird’avec les fluides aériformes, qui lui reffem-blent par leur invilibilité, & leur élaflicité. Lespropriétés chimiques font feules capables deconflituer des caradères capables de le fairediflinguer.
En recherchant quelles peuvent être les pro-priétés diftindives de l’air, nous en trouvons deuxbien capables de le caradérifer, & qui lui ap-partiennent exclufivement ; l’une eft de favori-fer la combuflion, ou l’inflammation des corpscombuftibles ; l’autre eft d’entretenir la, vie desanimaux en fervant à leur refpiration. Exami-nons donc avec foin l’un & l’autre de ces grands' phénomènes.
Il eft fort difficile de bien définir la combuf-tion; c’eft un enfemble de phénomènes que pré-fentent certains corps appelés combuftibles,chauffés avec le concours de l’air, & dont lesprincipaux font, la chaleur, le mouvement,la flamme , la rougeur & le changement totalde la matière brûlée. On doit diflinguer un
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