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la marche du baromètre. En effet, les couchesinférieures de l’atmofphère fupportent le poidsdes couches fupérieures, elles font dans un étatde compreffion qui diminue à mefure que l’ons’élève; la chaleur qui varie continuellement,modifie auffi cette pefanteur, cette élafticité.C’eft pour cela que, fur les hautes montagnes,on trouve l’air plus léger, plus vif, plus agité,&c. & c’eft dans ces rapports de la chaleur,de la pefanteur, de l’clafticité combinées del’atmofphère, qu’on doit étudier les phénomènes,finguliers que préfente le baromètre aux obfer-vateurs. M. de Luc eft celui des phyficiens quis’eft le plus occupé de cet objet important.
§. 11. Des propriétés chimiques de l'Air.
Les propriétés que nous venons de faire con-noître , étoient les feules dont traitoient lesphyficiens. Quelques chimiftes, à la tête def-quels doivent être placés Vanhelmont, Boy-le & Haies, s’étant apperçus qu’on retirait del’air, ou au moins un fluide qui en avoit tousles caraétères apparens, dans l’analyfe de beau^coup de fubftances naturelles, ont penfé quecet élément fe combinoit & fe fixoit dans lescorps ; telle eft l’origine du nom d 'air fixé ,c]ue l’on a donné aux fluides élaftiques quel’on obtient dans les opérations chimiques. Ces