d’Hist. Nat. et de Chimie. i8ren eft de même de la fontaine de compreffiortdans laquelle l’air refoulé au-defïus de l’eau parle moyen d’une pompe, reprend enfuite fonétat de dilatation fixée par la chaleur atmofphé-rique & pou fie l’eau à une certaine hauteur parla prefiion qu’il y exerce. Enfin, le fufi! à ventdont tout le monde connoît les effets, démon-tre auffi la comprefiibilité & l’élaflicité de l’air:on eflime qu’il peut être réduit par la compref-fion à de fon volume.
La chaleur qui le raréfie ou qui agit fur luid’une manière inverfe à la compreffion, prouvequ’il eft également fufceptible d’acquérir untrès-grand volume. Lorfqu’on expofe une veffiepleine d’air fur un fourneau allumé, l’air fe di-late au point de faire crever la veffie avec uneexplofion violente. C’eft à ce phénomène quefont dues les explofions des vaiffeaux & desappareils qu’on obferve fouvent en chimie, 8ccontre lefquels l’art a trouvé le moyen de fe met-tre en garde. La diminution de la pefanteur del’atmofphère & fa fouftraétion totale qui a lieudans la machine pneumatique produit le mêmeeffet fur une veffie pleine d’air qu’on y enferme.
On conçoit, d’après ces détails fur la pefan-teur & l’élafticité de l’air, que ces propriétésdoivent entrer pour beaucoup dans les caufesdes variations multipliées de l’atmofphère & de
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