l’obferve dans le vide produit par la machinepneumatique. L’air en gravitant fur nos corps,retient les fluides qui y circulent eii compri-mant les vailTeaux fanguins & lymphatiquesdont il conferve le diamètre. C’eft pour celaque cette pefanjeur & cette compreffion ve-nant à diminuer confidérablement fur les mon-tagnes , le fang s’échappe fouvent par les ouver-tures de la peau ou des poumons, 8c occafion-ne des hémorrhagies.
Enfin, l’air jouit d’une grande élafticité ; ileft fufceptible d’être fortement comprimé, & ferétablit promptement dans fon premier état,dès que la caufe qui le comprime vient à cef-fer. Un grand nombre d’expériences prouventla vérité de cette aiïertion. Nous ne ferons men-tion ici que des principales 8c des plus démons-tratives qu’on emploie en phyfique. On com-prime dans un tube de verre recourbé l’air quieft contenu par le moyen du mercure qu’ony verfe , 8c on peut même connoître par cemoyen, la compreflibilité dont ce fluide élas-tique eft fufceptible, en comparant la dimi-nution de fon volume à la hauteur de la co-lonne de mercure que l’on emploie. Le bal-lon rempli d’air avec lequel les enfans jouent& qui bondit en tombant fur des corps durs,eft encore une preuve de cette élafticité. II