b’îîist. Nat. et de Chimie. 179
£as être les mêmes fur une montagne & dansline profondeur, puifque, dans le premier cas,la colonne d’air eit moins haute & conféquem-ment moins pefante que dans le fécond. D’a-près cette idée de Pafchal, M. Perrier fit le19 feptembre J 648, au pied de la montagnedu Puits de Dôme en Auvergne, & fur fonfommet, l’expérience fameufe qui a fixé pourjamais l’opinion de tous les phyficiens. Le ba-romètre ou le tube de Toricelli rempli de mer-cure , & fixé fur une échelle de 34 pouces *divifée par pouces & par lignes, préfenta dansla hauteur de la colonne de mercure uile va-riation de plus de 4 pouces du pied du Puitsde Dôme jufqu’à fon fommet, élevé de pootoifes. On reconnut alors que le mercure va-rioit environ d’un poüce par cent toifes, 8cdepuis l’on s’eft fervi avec beaucoup de fuccèsde cet inftrument pour mefurer la hauteur desmontagnes.
La pefanteur de l’air influe fur un grand nom-bre de phénomènes phyfiques & chimiques ;elle comprime tous les corps & s’oppofe àleur dilatation; elle met un obftacle à l’évapo-ration & à la volatilifation des fluides; c’eflelle qui retient l’eau des mers dans fon étatde liquidité, puifque, fans fon exiftence, leliquide fe réduiroit en vapeurs, comme on
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