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Tome Premier (1786)
Entstehung
Seite
178
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É l ê m e n s

mité bouchée hermétiquement en haut, & plon-gea le bout ouvert dans une cuvette rempliede mercure; en ôtant le doigt qui bouchoitlextrémité ouverte, il vit alors une partie dumercure contenu dans le tube, defcendre &fe mêler à celui de la cuvette, mais il en reliadans le tube une grande quantité, qui, aprèsplufieurs ofcillations, sarrêta à 28 pouces. Encomparant cette hauteur à celle de 32 pieds,à laquelle leau cil élevée dans les pompes,il vit quelle répondoit parfaitement à la pe-fanteur relative de ces deux fluides, puifquecelle du mercure elt à celle de leau comme14 elt à 1 , 8 c quen conféquence le mercurene sélevoit dans le vide quà une hauteur qua-torze fois moindre que leau. Ce ne fut ce-pendant quaprès beaucoup de réflexions quilfoupçonna la pefanteur de lair pour être lacaufe de cette fufpenfion des fluides dans lespompes; & cette pefanteur ne fut véritable-ment reconnue que daprès lingénieufe expé-rience que Pafchal fit faire en France.

Ce phyficien célèbre imagina que, fi leauétoit foutenue à 32 pieds dans les pompes, 8 cle mercure à 28 pouces dans le tube de To-ricelli par la feule pefanteur de lair, ces hau-teurs de fufpenfion des fluides devoienrvarier,comme celles de lair, 8 c quelles ne dévoient