É l ê m e n s
mité bouchée hermétiquement en haut, & plon-gea le bout ouvert dans une cuvette rempliede mercure; en ôtant le doigt qui bouchoitl’extrémité ouverte, il vit alors une partie dumercure contenu dans le tube, defcendre &fe mêler à celui de la cuvette, mais il en reliadans le tube une grande quantité, qui, aprèsplufieurs ofcillations, s’arrêta à 28 pouces. Encomparant cette hauteur à celle de 32 pieds,à laquelle l’eau cil élevée dans les pompes,il vit qu’elle répondoit parfaitement à la pe-fanteur relative de ces deux fluides, puifquecelle du mercure elt à celle de l’eau comme14 elt à 1 , 8 c qu’en conféquence le mercurene s’élevoit dans le vide qu’à une hauteur qua-torze fois moindre que l’eau. Ce ne fut ce-pendant qu’après beaucoup de réflexions qu’ilfoupçonna la pefanteur de l’air pour être lacaufe de cette fufpenfion des fluides dans lespompes; & cette pefanteur ne fut véritable-ment reconnue que d’après l’ingénieufe expé-rience que Pafchal fit faire en France.
Ce phyficien célèbre imagina que, fi l’eauétoit foutenue à 32 pieds dans les pompes, 8 cle mercure à 28 pouces dans le tube de To-ricelli par la feule pefanteur de l’air, ces hau-teurs de fufpenfion des fluides devoienrvarier,comme celles de l’air, 8 c qu’elles ne dévoient