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Tome Premier (1786)
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177
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fcrHisT. Nat. et de Chimie. 177

étoit vide. Les anciens navoient aucune idéede la pefanteur de lair ^ & ils attribuoient àune efpèce de qualité occulte quils appeloienthorreur du vide, tous les phénomènes dus àcette pefanteur. La difficulté & limpoffibilitéque des fontainiers éprouvèrent à conftruire unepompe qui élevât leau à une hauteur plus gran-de que trente-deux pieds, engagea ces ouvriersà confulter le fameux Galilée, que ce phéno-mène étonna beaucoup. La mort lempêcha dendécouvrir la véritable raifon mais Toricelli,fon difciple, parvint après lui à cette décou-verte. Voici comment le raifonnement ly con-duifit. Leau ne lui parut sélever dans une pom-pe afpirante, que par une caufe extérieure quila prefloit & lobligeoit de fuivre le mouve-ment du piflon. Cette caufe étoit bornée dansfon aâion , puifquelîe nélevoit leau quà 32pieds; fi elle agifîoit fur un fluide fpécifique-ment plus pefant que leau, elle ne devoit léle-ver & le foutenir quà une hauteur relativeà fa pefanteur. Daprès ces réflexions, il pritun tube de verre de trente-fix pouces de long ,bouché hermétiquement à lune de fes extré-mités ; il le remplit de mercure en tenant fonextrémité bouchée en bas ; puis fermant avec ledoigt louverture par laquelle il avoit verfé cefluide métallique, il le retourna, mit fon extrê-Tome /» M