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étoit vide. Les anciens n’avoient aucune idéede la pefanteur de l’air ^ & ils attribuoient àune efpèce de qualité occulte qu’ils appeloienthorreur du vide, tous les phénomènes dus àcette pefanteur. La difficulté & l’impoffibilitéque des fontainiers éprouvèrent à conftruire unepompe qui élevât l’eau à une hauteur plus gran-de que trente-deux pieds, engagea ces ouvriersà confulter le fameux Galilée, que ce phéno-mène étonna beaucoup. La mort l’empêcha d’endécouvrir la véritable raifon mais Toricelli,fon difciple, parvint après lui à cette décou-verte. Voici comment le raifonnement l’y con-duifit. L’eau ne lui parut s’élever dans une pom-pe afpirante, que par une caufe extérieure quila prefloit & l’obligeoit de fuivre le mouve-ment du piflon. Cette caufe étoit bornée dansfon aâion , puifqu’elîe n’élevoit l’eau qu’à 32pieds; fi elle agifîoit fur un fluide fpécifique-ment plus pefant que l’eau, elle ne devoit l’éle-ver & le foutenir qu’à une hauteur relativeà fa pefanteur. D’après ces réflexions, il pritun tube de verre de trente-fix pouces de long ,bouché hermétiquement à l’une de fes extré-mités ; il le remplit de mercure en tenant fonextrémité bouchée en bas ; puis fermant avec ledoigt l’ouverture par laquelle il avoit verfé cefluide métallique, il le retourna, mit fon extrê-Tome /» M