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Tome Premier (1786)
Entstehung
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107
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pHist. Nat. et de Chimie. 107

& de tout mouvement. En réfléchifTant fur cetobjet, on sapperçoitbientôt que ceft parcon-jeéhires quon a attribué ces propriétés à uncorps particulier mis au nombre des élémens,puifquon na jamais pu démontrer fon exiften-ce, comme on a de tout tems conftalé celle destrois autres fubftances élémentaires. En effet ileft tout naturel de croire que ce mot a dabordété donné dans tous les idiomes & par tousles hommes, à limpreffion que les corps chaudsfont fur la peau , & quil eft fynonime du motchaleur, ainfi quà la lumière qui séchappedes corps qui brûlent. Cefl même encore lidéequen ont la plupart des hommes ; ils ne re-connoilfent la préfence du feu, quà celle dela chaleur ou de la combuftion. Le chancelierBacon eft un des premiers qui ait douté delexiftence du feu comme fluide particulier, 8cqui fe foit apperçu que les phyficiens avoienttoujours pris en le définiffant, une proprité pourun corps. Boerhaave , dont le Traité du Feufera toujours regardé comme un chef-dœuvre,a fenti cette difficulté, & pour connoître lespropriétés de ce prétendu élément, il a exa»^miné les effets quil produit fur les corps'1 efl cenfé exifter, de forte que , comme tousles autres phyficiens qui lavoient précédé, il afait lhiftoire des corps chauds , lumineux,