p’Hist. Nat. et de Chimie. 107
& de tout mouvement. En réfléchifTant fur cetobjet, on s’apperçoitbientôt que c’eft parcon-jeéhires qu’on a attribué ces propriétés à uncorps particulier mis au nombre des élémens,puifqu’on n’a jamais pu démontrer fon exiften-ce, comme on a de tout tems conftalé celle destrois autres fubftances élémentaires. En effet ileft tout naturel de croire que ce mot a d’abordété donné dans tous les idiomes & par tousles hommes, à l’impreffion que les corps chaudsfont fur la peau , & qu’il eft fynonime du motchaleur, ainfi qu’à la lumière qui s’échappedes corps qui brûlent. C’efl même encore l’idéequ’en ont la plupart des hommes ; ils ne re-connoilfent la préfence du feu, qu’à celle dela chaleur ou de la combuftion. Le chancelierBacon eft un des premiers qui ait douté del’exiftence du feu comme fluide particulier, 8cqui fe foit apperçu que les phyficiens avoienttoujours pris en le définiffant, une proprité pourun corps. Boerhaave , dont le Traité du Feufera toujours regardé comme un chef-d’œuvre,a fenti cette difficulté, & pour connoître lespropriétés de ce prétendu élément, il a exa»^miné les effets qu’il produit fur les corps où'1 efl cenfé exifter, de forte que , comme tousles autres phyficiens qui l’avoient précédé, il afait l’hiftoire des corps chauds , lumineux,