Du Feu.
Q uoique nous n’admettions pas entière-ment l’acception donnée jufqu’aujourd’hui aumot élément; quoique nous ne penfions pasque ces quatre corps foient les principes immé-diats de tous les autres, & les plus fimples quela nature ait produits, nous croyons cependantdevoir les examiner avant les autres, foit parceque l’hiftoire de leurs propriétés fera utile pourentendre celles des autres fubflances dontnous traiterons enfuite , foit parce qu’ils nepeuvent être rangés dans aucun ordre relatifà Phifloire naturelle, puifqu’ils n’appartiennentproprement à aucun règne en particulier, &qu’ils conviennent également à tous.
Parmi les quatre corps appellés élémens ,aucun n’a paru plus aétif & plus fimple, enmême tems que le feu. Les plus anciens phi*lofophes d’accord en cela avec les phyficiensde tous les tems, ont donné ce nom à unêtre qu’ils fuppofoient fluide, très-mobile,très - pénétrant , formé de molécules agitéesd’un mouvement vif & continuel, & qu’ils re-gardoient comme le principe de toute fluidité