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Tome Premier (1786)
Entstehung
Seite
106
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Du Feu.

Q uoique nous nadmettions pas entière-ment lacception donnée jufquaujourdhui aumot élément; quoique nous ne penfions pasque ces quatre corps foient les principes immé-diats de tous les autres, & les plus fimples quela nature ait produits, nous croyons cependantdevoir les examiner avant les autres, foit parceque lhiftoire de leurs propriétés fera utile pourentendre celles des autres fubflances dontnous traiterons enfuite , foit parce quils nepeuvent être rangés dans aucun ordre relatifà Phifloire naturelle, puifquils nappartiennentproprement à aucun règne en particulier, &quils conviennent également à tous.

Parmi les quatre corps appellés élémens ,aucun na paru plus aétif & plus fimple, enmême tems que le feu. Les plus anciens phi*lofophes daccord en cela avec les phyficiensde tous les tems, ont donné ce nom à unêtre quils fuppofoient fluide, très-mobile,très - pénétrant , formé de molécules agitéesdun mouvement vif & continuel, & quils re-gardoient comme le principe de toute fluidité