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Tome Premier (1786)
Entstehung
Seite
108
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loS É L É M E N S

raréfiés , brûlans, plutôt que celle du feu*Cet embarras fubfiflera toujours dans la phy-fique ; les propriétés du feu font néceflairementliées avec celles des corps fur lefquels il agit;loin de pouvoir lifoler, on ne peut même leconcevoir feul ; quelquavancé que Toit aujour-dhui lart des chimiftes, il ne leur a point étépoflîble de faifir & de coërcer cet être que lesphyficiens font convenus de regarder commeun fluide, & dont ils expliquent dailleurs allezbien les effets, lorfque, fubjugués par lhabi-tude , ils regardent fon exiflence comme réelle.Ces difficultés ont fait pqpfer à quelques chi-miffes, & en particulier au célèbre Macquer,que le feu nétoit autre chofe que la lumière,& la chaleur quune modification des corpsdue au mouvement & à la collifion de leursmolécules. Cette opinion neft point celle detous les favans qui cultivent la chimie ; pourconcevoir les differentes théories propofées au-jourdhui fur le feu , il ne faut point fe bornerà traiter cet objet dune manière aufli géné-rale. Les idées quon donneroit feroient aufliVagues que le fujet lui-même ; le feul moyendacquérir quelques connoiflances exaéfes , &qui puiflent éclairer la fuite immenfe de faitsqui conflituent aujourdhui la fcience chimique,ceft de divifer ce fujet, cefl den féparer les