d’Hist. Nat. et de Chimie, ioj,méritent le nom d’élémens fous ce fécond pointde vue.
Terminons ces détails par l’expofition de lanomenclature , que quelques méthodiftes ontadoptée fur les corps dans lefquels les princi-pes entrent fuivant différens ordres de compo-fition chimique.
Si deux élémens font unis ou combinés en-femble, il en réfulte un corps qu’on a appellemixte. Plufieurs mixtes forment par leur unionun compofé ; deux compofés réunis condimentun furcompofé. La combinaifon des furcom-pofés donne naiflànce à un décompofé; Se enfincelle de ces derniers produit un furdécompofé.Il feroit fort difficile de donner des exemplesde ces différentes efpèces de compofition, onne pourrait guère aller que jufqu’au firrcom-pofé. C’efl donc un pur être de méthode , unefimple diftindion idéale qui ne peut avoir au-cune utilité pour la fcience. M. Macquer, à quila chimie doit toute la clarté qu’elle a acquifeaujourd’hui, propofe de changer cette nomen-clature barbare Se peu exade , Se d’y fubfti-tuer celle de compofé du premier, du fécond>du troifième & du quatrième ordre; on pour-roit auffi, d’après la même idée, adopter ces nomspour diffinguer les principes que l’on obtient ,fuivant l’ordre de l’analyfe qui les fournit.