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pas de corps fimples ou qui ne pui fient éprou-ver quelque changement & une décompofitionplus ou moins marquée dans les opérations chi-miques , que les véritables principes ou pre-miers élémens des êtres naturels échappent ànos fens & à nos infirumens , que ceux quel’on a appellés élémens en raifon de leur vo-lume , de leur influence dans les phénomènesde la nature & de leur cxiflence multipliée dansfes diiTérens produits, ne font rien moins quedes corps fimples & invariables. Au relie cesaflertions font d’accord avec les opinions dequelques anciens philofophes qui ne regardoientpas les élémens comme les êtres les plus fim-ples , & qui les croyoient formés par des princi-pes d’une ténuité & d’une inaltérabilité beau-coup plus grandes.
Les idées que nous préfentons fur des êtresqui ont joui depuis tant de fiècles du titre ex-clufif d’élémens, & auxquels nous enlevonsaujourd’hui cette prérogative , ne doivent pasempêcher de regarder le feu, l’air , l’eau 8c laterre , comme les corps les plus fimples ouplutôt les moins compofés que l’on connoifie ;& comme on retrouve ces corps dans l’ana-lyfe de tous les produits de la nature dont ilsparoi fient conftituer , finon les principes primi-tifs, au moins les 1 principes fecondaires, ils
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