d’Hist. Nat. et de Chimie. ïo?
efl parvenu à décômpofer & à féparer en plu-fieurs principes ; a 0 . que l’exiflence du feu dansle fens que les phyficiens & les chimifles ontdonné à ce mot , c’efl-à-dire, pris pour unfluide particulier, & toujours identique, n’eflpas à beaucoup près prouvée ; que beaucoupde raifons & fpécialement les modifications va-riées que le feu préfente, tendent à en aflfoi-blir la probabilité, ainfi que nous l’expoferonsdans le chapitre fuivant ; 3 0 . que l’eau elle-même , qui fembloit avoir le caradère le plusfrappant de fimplicité & d’homogénéité , n’apoint réfiflé aux dernières épreuves que leschimifles ont mifes en ufage, & que M. Lavoi-fier efl parvenu à la décompofer en plufieursfluides aériformes, décompofition qui avoit déjàété annoncée en quelque manière, par les dif-férences & les variétés que ce prétendu élé-ment préfente dans un grand nombre de cir-confiances ; 4 0 . enfin , que la terre élémentaireefl un être de raifon, puifqu’on a découvertplufieurs matières terreufes auflï fimples & auffïpeu décompofables les unes que les autres,ainfi que cela fera démontré dans le dernierchapitre de cette première partie.
Il réfulte de ces apperçus généraux fondésfur des faits que nous expoferons plus en dé-tail dans les chapitres fuivans, qu’on ne connoît
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