rien dit de celles de l’air, auquel Haies, à-peu-près dans le même tems, faifoit jouer le plusgrand rôle dans les phénomènes chimiques.
Les chimiffes depuis Beccher & Stahl juf-qu’à nos jours, n’ont fait aucun changement àla doétrine établie par les plus anciens philo-fophes fur les élémens ; ils en ont reconnu qua-tre à la manière d’Empédocle, & ils les ontconfidérés chacun dans deux états diflférens;1 °. comme libre & ifolé , c’eft ainfi qu’ils ontexaminé l’atmofphère, les grandes maffes d’eau,le feu en général, le globe dans fon enfemble ;2 q . ou comme combiné, & alors ils fe fon-doient fur l’air, l’eau & la terre qu’ils retiroientde difîerens corps, en dernière analyfe.
Telles étoient, à peu de chofe près, les opi-nions adoptées fur les principes des corps &fur les élémens depuis Beccher & Stahl, lorf-que les belles découvertes de MM. Prieftley &Lavoifier fur le feu, l’air & la .combufiion enont néceflairement introduit de nouvelles. Eneffet, fi la confiance dans les propriétés, fil’unité & la fimplicité font les vrais caraélèresdes élémens, & fi cette fimplicité n’exifle pournous que lorfque nous ne pouvons parvenirà décompofer les corps, nous ferons remar-quer , |°. que parmi les quatre élémens on ençonnoît aujourd’hui deux, l’air & l’eau, que l’ait