î>*ÎÎist. Nat. et de Chimie. 0
Ipriétés. En effet, le feu paraît exilter partout $& fes effets font toujours les mêmes. Notreglobe eft environné d’une maffe d’air, dont làquantité & les propriétés effentielles né fem-blent jamais varier. L’eau offre à la furface déla terre une maffe énorme qui en remplit & ertcache les abîmes. Enfin, le globe lui-mêmedont le volume furpaffe de beaucoup celuide tous les êtres qui l’habitent pris enfemble,paroît former dans fon intérieur une matièrefolide, peu altérable, capable de fixer lés autresélémens & de leur fervir de bafe. Il fembledonc que c’eft d’après le volume , la maffe &l’invariabilité apparente de ces corps, que lespremiers favans les ont regardés comme lesmatériaux dont la nature fe fervoit pour for-mer tous les êtres.
La doctrine péripatéticienne qui à prévaludans les écoles, a confervé la diitindion d’A-rillote fur les élémens jufqu’aü feizième fièclejCe fut alors que la fede des chimifies qui com-mençoit à l’emporter fur les autres, admit unenouvelle diftindion d’élémens. Paracelfe, moinsphilofophe qu’artifte, s’en rapportant groffiè-rement au réfultat de fes opérations, reconnutcinq principes, l’efprit ou le mercure, le phleg-me ou l’eau , le fel, le foufre ou l’huile, &la terre. Il entendoit par efprit ou mercure,
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