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tout ce qui étoit volatil & odorant, mais ils’en faut de beaucoup que tous les êtres quijouiffent de ces propriétés foient fimples. L’eauou le phlegme comprenoit dans fon fyfiêmetous les produits fluides aqueux & infipides ;il en eft de ceux-ci comme des premiers, re-lativement à leur prétendue fimplicité. Le motfoufre ou huile renfermoit toutes les fubftan-ces inflammables liquides", & par conféquentun grand nombre d’êtres plus ou moins com-pofés, tels que les huiles grades & eflentiel-les, &c. Par fel il défignoit tout ce qui jouif-foit de l’état fec , de la faveur & de la diflolubi-lité, trois qualités qui fe rencontrent dans beau-coup de compofés. Enfin, le mot terre étoitappliqué dans la doélrine de Paracelfe, aux réfî-dus fixes fecs & infipides que fournifloient laplupart des opérations, & qui font reconnus au-jourd’hui pour très-diflerens les uns des autres.
Beccher , un des chimiftes qui a traité leplus philofophiquement cette fcience, reconnutles reproches que l’on pouvoit faire à la doc-trine de Paracelfe , & perfuadé de fon infuffi-fance, il prit une autre route pour déterminer lesélémens de tous les corps. Il diflingua d’aborddeux principes très-diflerens l’un de l’autre,celui de l’humidité & celui de la fécherefle,l’eau & la ierre ; il divifa cette dernière en