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avec celles que l’on commence à avoir furl’affinité chimique. En effet, la première n’alieu qu’entre des maffes énormes, & elle eften raifon direde de ces maffes ; la fécondé nes’exerce qu’entre de très-petits corps, & elleeft abfolument nulle entre ceux dont le volu-me ell confidérable. L’attradion exifte à de très-grandes distances -, l’affinité ne s’exerce pointentre des corps éloignés, & elle n’a véritable-ment lieu que lorfque les molécules fe touchent.Nous avons déjà préfenté une partie de cettecomparaifon en examinant les loix de la forcechimique qui nous occupe, & nous croyons,d’après toutes ces réflexions , qu’il y a desdifférences affez marquées entre ces deux phé-nomènes naturels, pour engager les favans àles diilinguer l’un de l’autre.
S’il nous eft permis de propofer notre fen-timent fur cet objet, nous croyons qu’il eft auffiimpoffible de découvrir la caufe de l’affinitéchimique dans l’état aduel de nos connoiffan-ces, qu’il l’a été jufqu’adueU'ement de trouvercelle de l’attradion , du magnétifme , &c. &qu’il eft bien plus utile pour la fcience de con-tinuer fans relâche à examiner les phénomè-nes qu’elle préfente, & d’en multiplier lesloix, s’il eft poffible, que de fe livrer à desfpéculations qui ne peuvent toujours être que