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d’Hist. Nat. et de Chimie, 95*hafardées, & qui malheureufement font le plusCouvent trompeufes.
CHAPITRE IV.
Des principes des corps.
D ans tous les teins les philofophes ont penféque les corps naturels , quelque variés qu’ilsfoient, font formés par des matières premiè-res plus fimples qu’eux, & qu’ils ont défignéespar le nom de principes. Les chimilles qui fontplus que perfonne convaincus de cette grandevérité , d’après leurs analyfes , fe font formédes idées alTez nettes fur la nature & la diffé-rence de ces principes -, ils en ont admis deplufieurs genres. Il faut cependant remarquerqu’ils ont pris le mot principes dans une ac-.ception un peu différente de celle fous laquelleles philofophes anciens l’avoient adopté. Cesderniers, tels qu’Ariflote & Platon, ne regar-doient comme principes que les matières lesplus fimples que les Cens ne pouvoient faifir,qui formoient par leur affemblage des corpsun peu moins fimples dont les Cens reconnoif-fent l’exiffence , & que l’on défigne encoreaujourd’hui fous le nom d’élémens. Ce font ces