Ç2 ÉléMENS
l’obferve pour plufieurs acides, ne peut ce-pendant convenir à un grand nombre de dé-compofitions, fur-tout relativement aux fubf.tances métalliques. Enfin quelques chimiftesfe font perfuadés qu’il y avoit un fi grand rap.port entre l’attradion & l’affinité chimique, qu’ilsont imaginé qu’il feroit poffible de mefurer &de calculer cette dernière d’après l’adhérencequi exifle entre les corps. M. de Morveau,dont l’opinion eft bien faîte pour entraînercelle des autres , a fait quelques expériencesdans la vue de prouver l’afTertion que je viensd’avancer. Ces expériences ont confiflé à ap-pliquer à la furface du mercure des lames mé-talliques d’un diamètre égal, fufpendues à unfléau de balance , dont l’autre extrémité por-toit un baffin. Il a mis des poids dans ce der-nier, jufqu’à ce que leur pefanteur fût capabled’enlever la lame de métal de defTus le mer-cure, & il a trouvé par des efTais comparésfur divers métaux , que leur adhérence aumercure étoit fort différente, & fuivoit afTezbien le rapport de l’affinité qui exifle entreces corps; c’eft-à-dire, que l’or étoit celui detous qui adhéroit avec le plus de force au mer-cure, & qui demandoit le plus de poids pouïen être féparé, tandis que le cobalt qui nepeut point s’unir à ce métal fluide, eft enlevé