d’Hist. Nat. et de Chimie. $iattribuée ou à la forme femblable des molé-cules élémentaires, ou à la configuration phy-fique des parties, ou enfin à un rapport occul-te de leur compofition intime. Ces premièresidées fe reffientoient néceffiairement des expli-cations mécaniques dont la phyfique étoit rem-plie, avant que cette belle fcience fût fortiedes ténèbres qui l’enveloppoient.
La plupart des chiiTiiftes modernes qui ontcherché à expliquer la caufe de l’affinité, onttrouvé un rapport entre cette force & l’attrac-tion Newtonienne. Perfuadés que la nature eftfimple & uniforme , ils ont penfé que la pro-priété de s’unir réciproquement, dépendoit decelle de s’attirer qui exifte entre tous les corps.Ils ont comparé les petits corps chimiques, entrelefquels l’affinité a lieu, avec les grandes maffesqui compofent l’univers ; & fi les molécules très-divifées des diverfes matières, fe rapprochentpour fe combiner, c’eft parce qu’elles pèfent ouqu’elles gravitent les unes fur les autres. C’eften fuivant cette opinion , & en la modifiantd’une manière particulière, que quelques perfon-nes ont cru que l’affinité étoit en raifon de lapefanteur, & que le corps le plus pefant detous^étoit celui qui jouiiïoit de cette forcedans le plus grand degré. Cette hypothèfe , quis’accorde quelquefois avec les faits, comme on