xx K Discours
blés , les fluides reconnus actuellement pour lesplus permanens cefleroient bientôt de l’être jaiufi , par une raifon inverfe, l’éther & l’efprit-de-vin ieroient des fluides élafliques permanensà une certaine hauteur de l’atmofphère, ou àla température élevée de quelques climats fituésfous l’équateur, &c.
La matière de la chaleur qui contribue à laformation des fluides élafliques permanens, yeft intimement combinée ou latente, & elle nedevient fenfible que lorfque ces corps perdentcette fluidité en fe combinant avec d’autresfubflances. Ce phénomène tient à la loi géné-rale que nous avons établie , que tous les corpsqui prennent plus de denfité laiflent exhaler dela chaleur ; ainfi, toutes les fois qu’un fluideaériforme ou qu’un gaz fe combine de manièreà devenir liquide ou folide , il perd une grandepartie de fa matière de la chaleur ; & pourle faire pafler à cet état de denfité, il faut luipréfenter un corps qui ait plus d’affinité avecfa bafe que celle-ci n’en a avec la chaleur;telle efl en général la caufe de la fixationdes fluides élafliques, & la manière de con-cevoir qu’ils perdent cette forme en fe fixantdans les corps liquides ou folides. On obfer-vera encore que chacun de ces fluides perdou lai lie dégager des quantités diverfes de