ÎRÊLIMINAiRE. XXIX
les tient dans cet état ; les' féconds qu’on dé-ligne par le nom de vapeurs, perdent la flui-dité élaflique par une preflion ou par un réfroi-diffement facile à déterminer, & fe laiffent en-lever par tous les corps environnans la ma-tière de la chaleur qui les conflituoit fluidesaériformes. Tels font l’eau, l’efprit-de-vin,l’éther, l’acide acéteux, &c.
D’après ces détails, il faut obferver, i°. quetout fluide élaflique efl un compofé d’une bafeplus ou moins folide, & de la matière de lachaleur; 2 °. que chacune de ces bafes exigeplus ou moins de chaleur pour être fondue enétat de vapeur ou de fluide élaflique, & quec’eft fans doute en raifon de ces propriétés quetous les fluides élaftiques préfentent des diffé-rences dans leur pefanteur, leur reffort, &c.
M. Lavoifier a expofé cette théorie d’unemanière très-lumineufe dans un Mémoire im-primé parmi ceux de l’académie en 1777.
Quoique nous ayons diflingué les fluides élafli-ques en permanens & non permanens, il fautobferver que cette diflinétion n’exifle point réel-lement dans la nature ; qu’elle n’efl relative qu’àl’état de chaleur & de preflion moyennes quenous avons dans nos climats, & fur le plusgrand nombre des points de notre globe, &que fi le froid & la preflion étoient confidéra-